L’artiste Ghizlane Lairini nous parle de son travail à Victor Perrin

L’aventure commence quand Mr Soltys, le maire de la commune me propose d’occuper le lieu en hiver. Je m’installe alors début décembre dans ce grand espace sans avoir aucune idée de ce que je vais produire ici. Ma démarche est la suivante : je laisse le lieu que j’habite déterminer ma création. Ainsi, puisque le volume pour l’exposition à venir est assez imposant, je commence par chercher et récupérer du papier pour avoir des supports grands formats. Ensuite, mon envie d’expérimenter en ayant la chance d’avoir de la place m’a fait essayer des tas de matériaux, de techniques toutes nouvelles pour moi. Et puis avec le froid, je n’ai pas d’autres choix que celui de m’activer et d’apprendre de nouveaux gestes. En effet, impossible de réaliser un travail minutieux comme pour la réalisation de mon précédent ouvrage «la Presque » (dessin géant de 10 mètres principalement à l’encre de chine et à la plume qui sera exposée aussi en même temps que le fruit de mon travail actuel). Cette fois, je colle, je déchire, je transpose, je réalise des empreintes, je donne de grands coups de pinceaux ! Pour le collage, il faut composer avec les temps de séchage, et, pour les essais d’installation, il faut trouver des astuces pour suspendre les grands supports recto verso pour prendre du recul sur mes recherches ! J’ai aussi joué avec l’endroit en insérant des « clins d’œil » à ce que m’évoque ce lieu chargé d’histoire.

L’installation finale n’a pas encore sa forme définitive mais j’espère vous immerger dans un univers flottant et onirique (mais je laisse planer le mystère) du 22 au 27 mai au rez de chaussée de la filature d’Uxegney.

Ghizlane, artiste plasticienne

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